La Tour de Pise se trouve sur la Piazza dei Miracoli, dans le centre historique de Pise, en Toscane. Jusque-là, la plupart des voyageurs le savent. Ce qu’ils ignorent souvent, c’est que cette place est située à l’intérieur d’une zone à trafic limité (ZTL) active en permanence, et que l’itinéraire pour y accéder en voiture est semé de pièges coûteux.
ZTL de Pise : la contrainte que le GPS ne signale pas
Le centre historique de Pise est couvert par la ZTL Centro Storico Nord/Sud, active 24 heures sur 24, tous les jours. Aucun véhicule non autorisé (ni résident, ni hôtel déclaré, ni véhicule pour personnes handicapées) ne peut y circuler sans risquer une amende automatique, captée par des caméras ANPR installées aux entrées.
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Depuis début 2025, une restriction supplémentaire complique la donne : une interdiction de circulation nocturne permanente sur les quais de l’Arno (lungarni), en vigueur les vendredis, samedis et dimanches de 22 h à 5 h, toute l’année. Ce n’est plus une mesure saisonnière liée à l’été. L’accès de nuit au centre en voiture est donc devenu encore plus risqué.
La plupart des guides en ligne mentionnent la ZTL de façon vague. En revanche, peu précisent qu’elle couvre aussi les lungarni de manière permanente depuis 2025, ni que les amendes arrivent parfois plusieurs mois après le passage, directement chez le loueur de voiture avec des frais de traitement en sus.
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Erreur d’itinéraire depuis l’aéroport de Pise ou l’autoroute
Le scénario classique : un voyageur récupère une voiture de location à l’aéroport Galileo Galilei de Pise, tape « Tour de Pise » ou « Leaning Tower » dans le GPS, et suit l’itinéraire proposé. Le GPS le guide droit dans la ZTL.
C’est l’erreur la plus fréquente, et elle concerne aussi les automobilistes arrivant par l’autoroute. Les sources spécialisées recommandent désormais une approche différente :
- Ne jamais entrer l’adresse de la tour ou de l’hôtel du centre-ville comme destination GPS, car l’itinéraire calculé traverse systématiquement la ZTL
- Programmer plutôt un parking relais situé en dehors de la zone réglementée, puis finir à pied (une quinzaine de minutes de marche)
- Vérifier auprès de l’hôtel s’il dispose d’un accès ZTL déclaré et, le cas échéant, communiquer la plaque d’immatriculation avant l’arrivée
Le piège est d’autant plus vicieux que rien ne signale clairement l’entrée en ZTL sur la route. Les panneaux existent, mais sont faciles à manquer, surtout dans le flux de circulation toscan.
Road trip en Toscane : Pise comme étape, pas comme base
Beaucoup de voyageurs intègrent Pise dans un road trip plus large entre Florence, Sienne et San Gimignano. L’erreur d’itinéraire courante consiste à faire de Pise une base avec voiture garée en centre-ville pendant plusieurs jours. Les contraintes de stationnement et de ZTL rendent cette option peu pratique.
La Piazza dei Miracoli se visite en une demi-journée. La cathédrale, le baptistère et le Camposanto méritent le détour, mais le centre de Pise ne justifie pas, pour la majorité des voyageurs, un séjour prolongé avec véhicule sur place.

Une approche plus fluide : arriver en train depuis Florence ou Lucques, visiter la place à pied, puis repartir. Le trajet Florence-Pise en train dure environ une heure, et la gare centrale (Pisa Centrale) se trouve à une distance raisonnable de la Piazza dei Miracoli. Pour un road trip en voiture, garer le véhicule dans un parking extérieur le matin et consacrer la journée à la visite à pied reste la stratégie la moins risquée.
Itinéraire à vélo vers la Tour de Pise : une alternative sous-estimée
Pise est une ville relativement plate, avec un réseau cyclable qui permet de relier la gare à la Piazza dei Miracoli sans difficulté. Plusieurs services de location de vélo existent à proximité de la gare.
L’avantage est double : le vélo n’est pas soumis aux restrictions de la ZTL, et le stationnement ne pose aucun problème. Pour les voyageurs qui arrivent en train et veulent couvrir plus de terrain dans la journée (les quais de l’Arno, le quartier de Borgo Stretto), c’est une option qui mérite d’être considérée.
Les données disponibles ne permettent pas de confirmer l’existence de pistes cyclables continues sur l’ensemble du parcours, et les retours terrain divergent sur la qualité du balisage. Prévoir un cadenas solide : le vol de vélo reste un sujet récurrent dans les villes universitaires italiennes.
Vue sur la Tour de Pise : les points à ne pas manquer
La vue la plus photographiée, celle où les visiteurs « soutiennent » la tour avec leurs mains, se prend depuis la pelouse sud de la Piazza dei Miracoli. C’est aussi l’endroit le plus encombré.
Pour une perspective moins saturée, longer le mur nord de la place offre un angle différent, avec la cathédrale en arrière-plan. Tôt le matin, avant l’arrivée des groupes organisés, la lumière rasante sur le marbre blanc donne des résultats bien plus intéressants que les photos prises en plein soleil de midi.
La tour mesure 57 mètres de haut (58,36 mètres en comptant l’étage de fondation), et son inclinaison reste visible sous tous les angles. Le campanile roman, achevé en 1370 après près de deux siècles de travaux interrompus, fait partie d’un ensemble classé au patrimoine mondial qui comprend aussi la cathédrale Santa Maria Assunta.

Pise n’est pas une ville où l’on s’attarde des jours entiers. La Tour se mérite par un itinéraire bien préparé, pas par un GPS pointé vers le centre. Garer la voiture hors ZTL, privilégier le train ou le vélo, et consacrer une demi-journée ciblée à la Piazza dei Miracoli : c’est le schéma qui évite les amendes et les files inutiles.

