L’Allemagne maintient, contre toute prévision de déclin, sa position de pays le plus peuplé de l’Union européenne en 2025, selon les dernières estimations d’Eurostat. Avec plus de 83 millions d’habitants, elle surpasse nettement la France, qui reste en seconde place malgré une croissance démographique plus dynamique.
Les écarts entre les principales puissances européennes tendent cependant à se réduire, car la stagnation allemande contraste avec l’augmentation régulière observée dans d’autres États membres. Les projections pour 2026 confirment une stabilité globale, mais la hiérarchie pourrait évoluer à moyen terme sous l’effet des politiques migratoires et des dynamiques de natalité.
Panorama démographique de l’Union européenne en 2025
En 2025, l’Union européenne approche la barre des 448 millions d’habitants, d’après les données d’Eurostat. Ce chiffre cache pourtant une réalité nuancée : la démographie européenne ne suit pas une ligne droite. Certains États membres voient leur population progresser doucement, d’autres, comme l’Allemagne, marquent le pas ou même perdent quelques plumes. La France continue de gagner des habitants, alors que des pays tels que la Bulgarie ou la Croatie continuent de s’alléger démographiquement.
| Pays | Population (millions) | Évolution depuis 2020 |
|---|---|---|
| Allemagne | 83,2 | Stable |
| France | 68,1 | +1,2 |
| Italie | 58,8 | -0,5 |
| Espagne | 48,6 | +0,4 |
Le vieillissement s’impose comme la nouvelle normalité. L’espérance de vie à la naissance dépasse désormais 81 ans en moyenne, un record historique. Mais derrière ce progrès, les naissances se raréfient : l’indice de fécondité reste trop bas pour assurer le renouvellement des générations. Les statistiques de l’Insee et des Nations unies montrent une augmentation continue du nombre de personnes de plus de 65 ans. La pyramide des âges s’inverse lentement, redessinant les équilibres sociaux.
Les écarts régionaux se font plus visibles. L’Europe du Nord avance, tirée par une fécondité plus solide et un apport migratoire positif. À l’Est, la dépopulation gagne du terrain, pesant sur la vitalité économique. Sur la scène mondiale, la population mondiale grimpe, mais la population de l’Union européenne ralentit la cadence et s’interroge sur sa place de demain.
Quels pays concentrent le plus d’habitants cette année-là ?
La carte de la population européenne en 2025 révèle des contrastes forts. L’Allemagne survole le classement démographique de l’Union européenne : près de 83 millions d’habitants, un poids lourd qui influence la dynamique du continent tout entier.
La France conserve la deuxième marche du podium, avec plus de 68 millions de citoyens. Sa démographie tient grâce à une natalité supérieure à la moyenne, même si le vieillissement s’accélère. L’Italie, juste derrière, perd doucement du terrain et passe la barre des 58 millions. Côté espagnol, la population se maintient autour de 48,6 millions, portée par les arrivées de nouveaux résidents et un équilibre naturel fragile.
Les petits États, comme le Luxembourg, affichent une forte densité mais restent minoritaires en effectifs : moins de 700 000 habitants en 2025, un contraste saisissant face aux géants. La jeunesse reste plus présente en France qu’en Allemagne, où le vieillissement continue d’imposer son rythme.
Voici comment se répartissent les populations des principaux pays européens :
- Allemagne : 83 millions
- France : 68 millions
- Italie : 58 millions
- Espagne : 48,6 millions
- Luxembourg : 0,7 million
Ces chiffres racontent la diversité des parcours nationaux, loin d’une moyenne continentale uniforme. Chaque pays trace sa propre trajectoire démographique, révélant l’ampleur des écarts au sein même de l’Europe.
Comparatif : les évolutions de population entre 2025 et 2026
D’une année à l’autre, les données de la population européenne évoluent, parfois à peine perceptiblement. Les dernières projections d’Eurostat montrent que la plupart des variations sont minimes, mais chaque changement compte dans le grand jeu de la démographie. L’Allemagne reste en tête, mais son solde naturel négatif pèse : il y a désormais plus de décès que de naissances, une tendance déjà bien ancrée ces dernières années.
La France avance encore, grâce à un taux de fécondité qui reste au-dessus de la moyenne européenne. Mais la cadence ralentit : la progression est réelle, mais moins marquée qu’auparavant. Italie et Espagne poursuivent leur descente démographique, freinées par une natalité très basse et une population de plus en plus âgée. Du côté du Luxembourg, c’est l’immigration qui fait grimper les chiffres, rappelant le rôle pivot des migrations dans certains États membres.
Les données suivantes résument les grandes tendances démographiques et les taux de fécondité observés :
| Pays | Tendance 2025-2026 | Taux de fécondité |
|---|---|---|
| Allemagne | Stable, solde naturel négatif | 1,5 enfant/femme |
| France | Légère croissance | 1,8 enfant/femme |
| Italie | Déclin continu | 1,3 enfant/femme |
| Espagne | Baisse modérée | 1,2 enfant/femme |
| Luxembourg | Hausse, forte immigration | 1,6 enfant/femme |
Les écarts entre taux de mortalité et taux de fécondité dessinent une Europe à plusieurs rythmes. Certains pays parviennent à maintenir leur population grâce à l’accueil de nouveaux arrivants, d’autres voient leur démographie décliner, vieillissement oblige. Le solde naturel, là où il reste positif, devient une denrée rare.
Ce que révèlent ces chiffres sur les dynamiques démographiques européennes
L’état des lieux 2025 de la population européenne éclaire les trajectoires contrastées du continent. Les données d’Eurostat et de l’Insee mettent en évidence une évolution profonde : dans de nombreux États membres, le solde migratoire prend désormais le relais pour soutenir la croissance. En Europe de l’Ouest, l’essor démographique ralentit, voire cale, face à une fécondité toujours trop basse. L’indicateur conjoncturel de fécondité, autour de 1,5 enfant par femme, ne suffit plus pour maintenir la population sur le long terme.
Le vieillissement progresse à grands pas. La durée de vie moyenne à la naissance grimpe à des niveaux inédits, mais cette longévité ne compense plus le recul des naissances. La France garde une petite avance grâce à un indicateur conjoncturel de fécondité supérieur à celui de ses voisins, mais l’élan s’essouffle année après année.
Les dynamiques à l’œuvre : croissance, stagnation, déclin
Voici comment se répartissent les dynamiques démographiques selon les pays :
- Allemagne : la stabilité tient à l’apport migratoire, car la natalité reste faible.
- France : progression modérée, grâce à un solde naturel encore positif.
- Belgique et Luxembourg : l’immigration porte la croissance.
- Italie, Espagne : la population recule, leur fécondité est parmi les plus faibles d’Europe.
La mortalité infantile continue de baisser, atteignant des niveaux historiquement faibles. Pourtant, l’équilibre général reste incertain : le poids des générations nées dans l’après-guerre commence à peser lourd sur l’âge moyen de la population. Les projections dessinent une Europe où la capacité à attirer et intégrer de nouveaux habitants pourrait bien décider du visage démographique de demain.

